Vous avez sept jours et l’envie de voir Split, Hvar, Zadar et Dubrovnik sans passer vos vacances à fermer des valises ? Le bon circuit en Croatie ne consiste pas à cocher chaque ville de la côte dalmate. Il consiste à accepter un rythme : quelques transferts bien placés, une vraie nuit sur une île et assez de temps pour profiter des villes une fois les excursionnistes repartis.
Itinéraire Croatie : 7 jours en Dalmatie, 2 semaines

via GetYourGuideExpérience à réserver
Choses à faire en Croatie
- Annulation gratuite jusqu'à 24 h avant
- Confirmation immédiate
Lien partenaire — réserver via ce lien soutient le guide, sans surcoût pour vous.
Voici l’itinéraire le plus cohérent pour un premier voyage : arrivée à Split, une nuit à Hvar, deux nuits à Zadar, puis deux nuits à Dubrovnik. Il demande de louer une voiture pour les étapes continentales, mais pas forcément de l’embarquer à Hvar. En juillet et août, les ferries, les embouteillages côtiers et les parkings imposent un minimum d’anticipation. En mai, juin ou septembre, le même parcours devient nettement plus fluide.
- En bref : concentrez votre semaine sur quatre étapes seulement.
- Rythme conseillé : 1 nuit à Split, 1 nuit à Hvar, 2 nuits à Zadar, 2 nuits à Dubrovnik.
- À éviter : ajouter Plitvice, trop d’îles ou plusieurs haltes complètes le même jour.
- Logique générale : penser en bases, pas en empilement de mini-visites.
Avant de réserver : pensez en bases, pas en étapes
La Croatie paraît compacte sur une carte. Sur le terrain, les distances se dilatent : routes côtières, arrivées en ferry, circulation estivale et temps perdu à chercher une place de stationnement. En une semaine, trois bases suffisent largement : Split et Hvar au début, Zadar au nord, Dubrovnik à la fin.
- Split est la porte d’entrée la plus simple pour commencer : ville vivante, centre historique compact et port relié aux îles.
- Hvar apporte la parenthèse insulaire qui manquerait à un itinéraire uniquement routier.
- Zadar ralentit le voyage après les transferts et donne accès à une Dalmatie plus posée que Split ou Dubrovnik.
- Dubrovnik mérite la finale : mieux vaut y arriver en fin de journée et lui donner au moins une journée entière.
Le montage le plus pratique est un billet « arrivée à Split, départ de Dubrovnik ». Revenir à Split le dernier jour pour prendre un vol peut fonctionner, mais vous ajoutez plusieurs heures de route à une semaine déjà dense. Si votre trajet aérien vous oblige à revenir sur vos pas, retirez Zadar plutôt que de rogner Dubrovnik à une demi-journée.
Concrètement, cela signifie aussi que vous devez réserver dans le bon ordre : d’abord les vols, ensuite les nuits à Split, Hvar, Zadar et Dubrovnik, puis seulement la voiture et les traversées. Si vous faites l’inverse, vous risquez de construire tout le séjour autour d’un ferry ou d’un parking, alors que l’idée est précisément de garder le voyage simple.

Circuit Croatie en 7 jours : Split, Hvar, Zadar et Dubrovnik
Jour 1 – Arrivée à Split : prendre le pouls de la Dalmatie
Depuis l’aéroport de Split, comptez généralement 30 à 40 minutes vers le centre-ville en navette ou en taxi, selon la circulation. En plein été, une arrivée en fin d’après-midi peut prendre davantage de temps : ne programmez pas un dîner ambitieux ou une visite chronométrée juste après l’atterrissage.
Gardez cette première journée légère. Installez-vous, traversez le palais de Dioclétien sans itinéraire rigide, montez à la cathédrale Saint-Domnius si l’horaire le permet, puis rejoignez la Riva, c’est-à-dire la promenade du front de mer, en fin de journée. Split ne se résume pas à quelques ruelles historiques : une fois la chaleur retombée, ses places, ses escaliers et ses terrasses retrouvent une vraie énergie locale.
Pour rendre cette arrivée vraiment confortable, pensez en séquences courtes : 30 à 40 minutes pour le transfert, 45 minutes à 1 h pour poser les bagages et souffler, puis 1 h 30 à 2 h de marche libre dans le centre. Si vous atterrissez en milieu d’après-midi, le bon ordre est simple : installation, palais de Dioclétien, pause, puis Riva au coucher du jour. Si vous arrivez plus tard, contentez-vous du front de mer et gardez le cœur historique pour le lendemain matin avant le départ vers Hvar.
Le piège classique : vouloir « faire Split en deux heures » avant de filer ailleurs. C’est une mauvaise économie de temps. Dormez dans ou près du centre historique, marchez le soir et conservez votre voiture pour le lendemain ou après le retour de Hvar.
Jour 2 – Split → Hvar : une nuit sur l’île, pas une excursion expédiée
Partez de Split vers Hvar en ferry ou en catamaran. Le trajet dure environ 1 à 2 heures selon le port d’arrivée, le bateau et l’horaire. Ajoutez toujours du temps pour rejoindre le quai, embarquer et récupérer vos bagages : sur le papier, une traversée d’une heure paraît simple ; en été, elle structure toute la journée.
Réservez votre liaison en avance en juillet et août. Pour une seule nuit, voyager à pied est souvent la formule la plus légère : vous évitez de gérer une voiture sur l’île et vous restez à distance de marche du port, de la vieille ville et de la forteresse. Si vous tenez à explorer les criques plus éloignées, prévoyez un scooter, un vélo ou un transfert local après votre arrivée.
À Hvar Town, montez à la forteresse en fin d’après-midi pour la vue sur le port et les îles Pakleni. Le reste du programme peut rester volontairement simple : baignade, promenade dans les ruelles, dîner tardif. Hvar est surtout l’étape la plus nettement insulaire de cet itinéraire ; ce n’est pas l’endroit à choisir pour une retraite silencieuse, mais l’ambiance du soir justifie largement une nuit sur place.
Le jour fonctionne bien si vous gardez trois repères : arriver au port de Split avec de l’avance plutôt qu’au dernier moment, consacrer 2 à 3 heures au maximum à l’installation et à une première balade à l’arrivée, puis réserver la montée à la forteresse pour la lumière de fin d’après-midi. En pratique, inutile de remplir toute l’île en une journée : une promenade dans Hvar Town, 1 à 2 heures de baignade ou de pause, puis la soirée suffisent à donner à l’étape son vrai intérêt.
Jour 3 – Hvar → Split → Zadar : un seul arrêt intermédiaire
Reprenez le bateau vers Split, puis prenez la route pour Zadar. Le retour depuis Hvar demande à nouveau 1 à 2 heures, auxquelles s’ajoutent les temps d’embarquement. De Split à Zadar, comptez environ 1 h 45 à 2 h 15 en direct.
Cette journée peut inclure une halte, mais une seule. Trogir, à environ 30 à 40 minutes de Split, convient si vous aimez les petits centres historiques très compacts. Šibenik, à environ 1 h à 1 h 20 de Split, est plus logique si vous préférez couper le trajet à mi-chemin et arriver à Zadar sans avoir l’impression d’avoir fait un détour.
Ne cherchez pas à cumuler Hvar, Trogir, Šibenik et Zadar avec des visites complètes. C’est le genre de journée qui paraît brillante dans un tableau Excel et pénible dès le deuxième parking. Choisissez votre arrêt, déjeunez tranquillement, puis rejoignez Zadar pour le coucher du soleil.
Le soir, marchez sur le front de mer de Zadar autour de l’orgue marin, installation sonore intégrée au quai, et du Salut au Soleil, œuvre lumineuse visible surtout en fin de journée. Ce n’est pas un décor secret, mais l’endroit fonctionne précisément à cette heure-là : la lumière baisse, le vent se lève parfois et la vieille ville cesse d’être une simple étape de route.
Pour que cette transition reste agréable, visez un départ de Hvar le matin, gardez 1 h 30 à 2 heures pour votre arrêt intermédiaire, déjeuner compris, puis faites la dernière portion vers Zadar sans autre détour. Si vous choisissez Trogir, traitez-la comme une pause courte entre ferry et route. Si vous choisissez Šibenik, vous pouvez prendre un peu plus de temps avant de reprendre la voiture. Dans les deux cas, l’objectif n’est pas de visiter « à fond », mais d’éviter une journée entièrement consacrée aux quais et à l’autoroute.
Jour 4 — Zadar : une journée entière entre vieille ville et Adriatique
Zadar mérite mieux qu’une nuit technique. Consacrez la matinée à la vieille ville, puis gardez l’après-midi pour une baignade, une plage proche ou un rythme plus lent sur les quais. C’est une bonne ville pour respirer entre l’intensité de Split et celle de Dubrovnik.
Les voyageurs qui veulent sortir de la ville peuvent rejoindre Nin en environ 20 à 30 minutes de voiture. C’est une option raisonnable pour une courte escapade côtière ; elle ne transforme pas la journée en expédition. Les îles proches et les sorties en bateau demandent, elles, au minimum une demi-journée : ne les ajoutez pas à une visite dense de Zadar.
Le bon arbitrage est simple : Zadar pour la ville et le coucher de soleil, ou Zadar avec une parenthèse mer. Pas Zadar, Nin, une île, un musée et un restaurant à l’autre bout de la ville dans la même journée.
Une répartition simple fonctionne bien : 2 à 3 heures le matin dans la vieille ville, pause déjeuner et repos, puis 2 à 4 heures pour la mer ou une courte sortie. Si vous restez en ville, gardez la fin d’après-midi pour revenir tranquillement vers le front de mer. Si vous allez à Nin, partez après la visite du centre de Zadar ou inversement, mais n’essayez pas de densifier davantage. Zadar est précisément l’étape où il faut accepter de ne pas « optimiser » chaque heure.
Jour 5 — Zadar → Dubrovnik : la grande journée de route
Comptez environ 4 h 30 à 5 h 30 entre Zadar et Dubrovnik, sans les pauses. En juillet et août, ajoutez volontiers 30 à 60 minutes de marge. C’est la journée la moins glamour du circuit, et elle devient beaucoup plus agréable dès lors que vous cessez de vouloir y greffer une grande visite.
Partez tôt, faites une pause déjeuner simple sur la route et arrivez à Dubrovnik en fin d’après-midi. Installez-vous, entrez dans la vieille ville à pied et contentez-vous d’une première promenade sur le Stradun, l’artère principale du centre historique. Le lendemain sera consacré aux remparts et aux montées ; ce soir-là, laissez Dubrovnik vous accueillir sans programme militaire.
Si les longues journées de voiture vous fatiguent vraiment, une nuit vers Makarska ou sur la côte centrale peut couper le trajet. Mais sur seulement sept jours, cette solution enlève du temps à Dubrovnik. Mieux vaut une journée de route assumée qu’une quatrième valise à refaire pour une halte de quelques heures.
Le plus efficace est de traiter cette journée comme un vrai transfert : départ le matin, une pause café ou carburant, un déjeuner sans détour, puis arrivée et installation. Gardez seulement 1 à 2 heures de marche douce à Dubrovnik le soir. C’est suffisant pour prendre vos repères, vérifier l’accès à la vieille ville et profiter de l’ambiance, sans empiéter sur la grande journée du lendemain.
Jour 6 — Dubrovnik : remparts le matin, ville et mer l’après-midi
Commencez par les remparts dès l’ouverture ou aussi tôt que possible. Comptez environ deux heures pour les parcourir sans vous presser, avec de l’eau et une protection contre le soleil. À la mi-journée, la chaleur, les escaliers et la fréquentation enlèvent une grande partie du plaisir.
Ensuite, traversez la vieille ville, prenez le temps de regarder les ruelles qui s’écartent du Stradun, puis choisissez une seule fin de journée : mont Srđ pour la vue et le coucher de soleil, ou Lokrum pour une parenthèse de mer. Le mont Srđ est la hauteur qui domine la ville ; Lokrum est l’île la plus évidente si vous voulez quitter un moment la foule du centre. Les deux dans la même journée sont possibles sur le papier, mais pas dans un rythme agréable.
À éviter : réserver une excursion lointaine le même jour que les remparts. Dubrovnik est compacte, mais elle est verticale, chaude et très fréquentée. Une journée entière dans la ville n’est pas du temps perdu ; c’est ce qui évite de la vivre comme une file d’attente grandeur nature.
Le découpage le plus simple est le suivant : remparts le matin pendant environ 2 heures, pause longue ou déjeuner en milieu de journée, puis vieille ville à pied pendant 1 h 30 à 2 heures. Enfin, gardez la fin d’après-midi pour une seule grande option. Si vous choisissez le mont Srđ, bloquez surtout la fin d’après-midi et le début de soirée, trajets compris. Si vous choisissez Lokrum, donnez-vous plutôt un bloc de plusieurs heures, traversée incluse, et renoncez au reste. C’est ce choix unique qui rend la journée fluide.
Jour 7 — Dubrovnik en douceur ou départ
Cette dernière journée doit rester souple. Avec un vol tardif, gardez quelques heures pour une baignade, une sortie en kayak de mer ou une dernière marche dans la vieille ville. Avec un vol matinal, ne prévoyez rien d’autre que le départ : les transferts vers l’aéroport et les formalités suffisent largement à remplir la matinée.
Cette marge finale n’est pas un vide dans l’itinéraire. Elle absorbe un ferry retardé, une fatigue après la route depuis Zadar ou l’envie très légitime de rester une heure de plus devant l’Adriatique.
Si vous avez réellement une demi-journée disponible, donnez-lui une fonction claire : soit une activité de mer, soit une dernière promenade dans Dubrovnik, soit un départ sans stress. Pas les trois. Sur un circuit d’une semaine, la dernière journée réussie est souvent celle où l’on cesse enfin de courir.
Newsletter
La Croatie, sans les pièges à touristes
Plages, îles, restos testés et bons plans transport — nos meilleurs conseils pour préparer votre séjour, directement dans votre boîte mail.
Pas de spam. Désinscription en un clic.
Variante 2 semaines : ajouter l’Istrie et les lacs de Plitvice sans courir
En quatorze jours, n’essayez pas de refaire le circuit de sept jours en doublant les excursions. La bonne idée est d’ajouter deux grands contrastes : l’Istrie au nord, plus compacte et plus douce à parcourir en voiture, puis les lacs de Plitvice, qui demandent une vraie journée de marche. Le reste du séjour garde la même colonne vertébrale : Zadar, Split, Hvar et Dubrovnik.
Jours 1 et 2 — Istrie : Rovinj ou Pula, puis Opatija
Commencez par deux nuits ou deux étapes souples en Istrie. Rovinj convient pour une vieille ville serrée et une soirée au bord de l’eau ; Pula est une base pratique si vous arrivez dans cette partie du pays. Entre Pula et Rovinj, comptez environ 40 à 50 minutes. De Rovinj à Opatija, prévoyez environ 1 h 20 à 1 h 40.
Ne cherchez pas à dormir partout. Choisissez une ville côtière pour la première nuit, puis Opatija ou ses environs pour faciliter le trajet vers Plitvice. L’Istrie fonctionne quand on la parcourt sans pression ; elle perd beaucoup de son intérêt si elle devient seulement un long prélude à la Dalmatie.
En pratique, vous pouvez consacrer le premier jour à l’arrivée et à une seule ville, puis garder le deuxième pour une transition douce vers Opatija. Le bon rythme n’est pas d’additionner les villages, mais de préserver une vraie soirée sur place. Si vous choisissez Pula comme base, évitez d’y ajouter immédiatement Rovinj et Opatija le même jour ; gardez plutôt une demi-journée de visite, un trajet court, puis une soirée calme.
Jour 3 — Lacs de Plitvice : une étape nature à traiter comme telle
Depuis Opatija ou Rijeka, comptez généralement 2 à 3 heures de route jusqu’aux lacs de Plitvice. Partez tôt, prenez de bonnes chaussures et gardez la journée pour le parc. Plitvice n’est pas une halte photo de deux heures entre deux villes : les sentiers, les dénivelés et les passerelles demandent du temps, surtout en période de forte affluence.
Le soir, dormez près du parc ou poursuivez seulement si votre énergie le permet. Vouloir faire Plitvice, rejoindre Zadar et visiter la vieille ville dans la foulée est une erreur fréquente. La route peut se faire ; la journée, elle, ne sera pas agréable.
Pour garder cette journée tenable, prévoyez surtout trois blocs : trajet le matin, plusieurs heures sur place, puis installation sans autre grand programme. Si vous continuez vers Zadar le soir, faites-le uniquement comme transfert final. Si vous restez près de Plitvice, vous gagnerez souvent en confort le lendemain. Dans les deux cas, ne promettez pas à cette journée autre chose qu’une immersion nature et du temps de marche.
Jours 4 et 5 — Zadar : arrivée, puis journée complète
Depuis Plitvice, Zadar se rejoint généralement en 1 h 30 à 2 heures. Le quatrième jour peut donc se limiter à l’arrivée et au front de mer. Gardez le jour suivant pour la vieille ville, une baignade ou une courte sortie vers Nin. Cette respiration est essentielle avant de redescendre vers Split.
Le bon montage est simple : jour 4, installation et coucher de soleil ; jour 5, vraie journée sur place. Si vous arrivez tôt depuis Plitvice, résistez à la tentation de vouloir « rentabiliser » avec une grosse excursion supplémentaire. Zadar sert ici de sas de décompression entre une journée de marche et la suite du road trip.
Pour que la séquence garde un vrai confort, traitez le jour 4 comme une demi-journée utile : route, check-in, promenade au bord de l’eau, dîner. Le jour 5 peut ensuite reprendre le rythme conseillé dans la version courte, avec 2 à 3 heures dans le centre le matin puis un après-midi plus libre. Cette répétition n’est pas un défaut : elle évite de transformer les deux semaines en course continue.
Jour 6 — Zadar → Šibenik ou Trogir → Split
La route directe entre Zadar et Split dure environ 1 h 45 à 2 h 15. Si vous souhaitez couper le trajet, Šibenik est l’arrêt le plus naturel : comptez environ 1 h à 1 h 15 depuis Zadar, puis encore 1 h à 1 h 15 jusqu’à Split. Trogir est également une bonne halte, mais ne gardez pas Šibenik et Trogir le même jour sauf si vous acceptez de les survoler.
Le meilleur ordre reste le même que dans la version courte : départ en matinée, une seule pause de visite, arrivée à Split en seconde partie de journée. Gardez 1 h 30 à 2 heures pour la halte choisie, puis laissez-vous le temps de poser la voiture et de finir la journée à pied à Split.
Jour 7 — Split : palais de Dioclétien et soirée sur la Riva
Offrez à Split la journée qu’elle n’avait pas forcément dans la version courte : palais de Dioclétien, cathédrale Saint-Domnius, ruelles du centre et dîner tardif. C’est aussi le bon moment pour organiser la suite : confirmer le ferry pour Hvar et alléger la voiture si vous ne l’emmenez pas sur l’île.
Cette journée gagne à être très lisible : matinée dans le cœur historique, pause en début d’après-midi, puis front de mer et soirée. Inutile d’y ajouter une excursion voisine. En deux semaines, le luxe n’est pas de voir plus, mais de mieux répartir ce que vous voyez déjà.
Jour 8 — Hvar : ferry et nuit sur l’île
Reprenez le même principe que dans l’itinéraire de sept jours : traversée depuis Split, installation, forteresse, baignade et soirée à Hvar Town. Cette nuit insulaire apporte un rythme différent au voyage. La réduire à quelques heures ferait perdre ce qui la rend intéressante.
Là encore, restez simple : traversée, installation près du port si possible, marche dans la ville, puis une seule vraie activité dans l’après-midi ou en soirée. Hvar fonctionne très bien quand on la traite comme une parenthèse, pas comme une journée de performance.
Jour 9 — Retour de Hvar et descente vers le sud
Revenez vers Split, puis descendez tranquillement vers la région de Makarska ou vers Dubrovnik selon l’horaire de votre ferry et votre fatigue. Cette étape sert à lisser le voyage. En deux semaines, il est inutile de reproduire la grande journée Zadar-Dubrovnik si vous pouvez la fractionner intelligemment.
Le bon repère ici est de ne prévoir qu’une seule chose en plus du déplacement : soit une pause déjeuner tranquille, soit un court arrêt pour couper la route, soit une arrivée assez tôt pour profiter du soir. Pas davantage. Cette journée-charnière existe justement pour éviter que la dernière partie du voyage se transforme en long tunnel routier.
Si vous dormez en route, considérez cette étape comme une simple nuit de respiration : ferry le matin, route ensuite, installation, dîner. Si vous allez directement jusqu’à Dubrovnik, partez tôt et gardez la soirée totalement libre. Dans les deux cas, ce jour sert à protéger la qualité des deux journées suivantes.
Jours 10 et 11 — Dubrovnik : deux jours au lieu d’un marathon
Deux journées à Dubrovnik permettent de séparer les remparts et la vieille ville d’une activité maritime. Faites les remparts tôt le premier jour, puis gardez le second pour Lokrum, le kayak, le mont Srđ ou une plage. Cette répartition change nettement l’expérience : Dubrovnik reste fréquentée, mais elle cesse d’être une course contre la montre.
En pratique, jour 10 peut suivre le schéma le plus classique : remparts le matin pendant environ 2 heures, vieille ville l’après-midi, soirée libre. Jour 11 sert ensuite à choisir une seule grande respiration hors des remparts. C’est ce découpage, très simple, qui rend Dubrovnik enfin confortable sur un premier voyage.
L’intérêt de ces deux jours n’est pas seulement de voir plus, mais de mieux distribuer l’effort. Un jour pour marcher dans la ville, un jour pour la mer ou le panorama : c’est cette alternance qui fait redescendre la fatigue du road trip. Si vous remplissez à nouveau chaque créneau, vous perdez exactement l’avantage qu’offre la version longue.
Jours 12 à 14 — Une marge utile, pas des journées à remplir de force
Les trois derniers jours peuvent accueillir une extension vers Lokrum, les îles Élaphites ou Ston, davantage de temps sur une plage, ou simplement une nuit supplémentaire dans une base que vous avez aimée. Gardez cette marge pour la météo, les horaires de bateau et l’envie de ralentir. C’est elle qui rend un circuit de deux semaines réellement confortable.
La meilleure utilisation de cette fin de voyage consiste souvent à ne pas tout verrouiller avant le départ. Vous pouvez garder une journée très libre, une autre pour une excursion courte si l’énergie est là, puis une dernière pour le départ ou une nuit supplémentaire. Sur le papier, cela paraît moins spectaculaire qu’un itinéraire saturé ; sur place, c’est exactement ce qui fait la différence entre un beau voyage et une succession de check-in.
Une version simple consiste à réserver seulement la structure : deux jours pleins à Dubrovnik, puis une marge de 48 à 72 heures selon vos vols. Vous pourrez alors utiliser ce temps pour rester davantage au même endroit, ce qui est souvent le choix le plus reposant après l’Istrie, Plitvice, Zadar, Split et Hvar. En clair : la variante 2 semaines fonctionne non parce qu’elle ajoute des noms sur la carte, mais parce qu’elle réintroduit enfin de l’air.

Les erreurs qui rendent un road trip en Croatie inutilement fatigant
- Changer d’hôtel chaque nuit : trois bases en une semaine sont déjà suffisantes ; au-delà, vous passez plus de temps à vous organiser qu’à profiter.
- Ajouter Plitvice au programme de sept jours : le parc mérite une journée dédiée. Gardez-le pour une version de deux semaines, ou retirez Zadar pour lui faire une vraie place.
- Réserver Hvar au dernier moment en haute saison : les liaisons se remplissent vite. Vérifiez les horaires de ferry avant de fixer vos nuits.
- Sous-estimer Zadar-Dubrovnik : c’est le transfert le plus long du séjour. Partez tôt et évitez de lui ajouter une excursion.
- Visiter Dubrovnik au milieu de la journée : commencez par les remparts tôt, surtout en été, et prévoyez eau, chapeau et pauses.
- Vouloir garer la voiture au plus près des centres historiques : à Split, Zadar ou Dubrovnik, les parkings plus périphériques font souvent gagner du temps quand le centre est saturé.
Le bon choix selon votre temps sur place
Avec sept jours, tenez-vous à la côte dalmate : Split, Hvar, Zadar et Dubrovnik forment déjà un voyage complet, avec une île, des villes historiques et plusieurs visages de l’Adriatique. Retirez Zadar uniquement si vous préférez voyager plus lentement ou si votre vol retour impose un retour à Split.
Avec quatorze jours, ajoutez l’Istrie et Plitvice, mais conservez des journées de marge à la fin. La Croatie récompense les itinéraires qui laissent de l’air : une terrasse à Split après la chaleur, une arrivée à Hvar avant le soir, un coucher de soleil à Zadar, puis Dubrovnik sans valise à refaire le lendemain. C’est ce rythme-là, bien plus qu’une liste d’étapes, qui fait la réussite du voyage.
En clair, un bon circuit Croatie pour un premier séjour n’essaie pas de tout absorber en une semaine. Il choisit quelques étapes fortes, leur donne de vraies plages de temps et accepte qu’un coucher de soleil, une traversée ou une fin d’après-midi libre fassent aussi partie du voyage. Si vous gardez cette logique, l’itinéraire reste dense, mais il ne devient jamais épuisant.

Ecrit par
La rédaction
La rédaction de Visiter Croatie rassemble des conseils vérifiés pour préparer un séjour plus simple et plus local, de l'Istrie à Dubrovnik.
Articles lies




